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Publié : 9 juin 2016

Pourquoi un pôle espoir au lycée Marceau ?


Pourquoi une structure sportive dans un lycée classique de centre ville plus habitué à l’excellence des parcours scolaires en série S, ouvrant la voie aux grandes écoles prestigieuses qu’aux podiums sportifs ? .


Peut-être par provocation, peut-être pour confronter deux mondes que rien ne prédispose à se rencontrer.


Peut-être au départ par hasard, parce que le lycée disposait d’un internat, qu’il était proche de la gare, qu’un « décideur » sportif était chartrain, sorti de Marceau et s’en souvenait …
Qu’importe, puisque aujourd’hui, le est à pôle espoir handball est à Marceau, qu’il y est bien et que le lycée se félicite de sa présence.


Certes, mais pourquoi ? Évidemment, avec son recrutement large (la Région Centre actuellement) ; avec son palmarès, avec la réussite sportive et professionnelle (dans le milieu du handball, du sport ou ailleurs complètement) de ses anciens la réponse est toute trouvée au point que la question ne se pose même plus.


Il y a plus fondamental et plus fort :


• Le pôle en milieu scolaire, c’est un défi permanent. En effet, la rigidité de l’Éducation nationale tant dans ses exigences, ses structures que dans son organisation et ses contraintes est bien connue et elle oblige souvent les lycéens à consacres à leurs études le plus clair de leur temps au détriment de tout autre champ d’activité, sportif, artistique, citoyen, etc. du moins à un certain niveau d’engagement ou d’excellence. Faire vivre un pôle, c’est mettre de la souplesse, de la flexibilité ; c’est être parfois inventif, astucieux aussi, c’est oser, c’est risquer. C’est aussi rassembler les bonnes volontés, convaincre, faire travailler ensemble, changer l’ordre des priorités. C’est encore trouver des installations, des équipements, des financements. Le pôle, c’est encore se confronter au quotidien, l’interroger, de la diététique à l’hygiène de vie, des rythmes scolaires aux temps de récupération. Le pôle, c’est le lieu privilégié où on ne peut pas faire l’économie de rendre à « l’apprenant », scolaire et sportif, son statut d’être humain.


• Le pôle en milieu scolaire c’est un laboratoire d’idées et de recherches expérimentales, pédagogiques, éducatives. Les entraînements, les stages, les compétitions prennent beaucoup de temps. Les échéances scolaires sont les mêmes pour tous et ne sont pas adaptées. Il faut donc trouver des solutions pour rester dans le rythme, rattraper, gagner du temps sur le temps en étant plus efficace, plus percutant. Le pôle, c’est alors l’individualisation des pratiques ; c’est travailler à partir des difficultés et des besoins de l’élève. C’est encore l’acquisition progressive de l’autonomie. C’est aussi innover en intégrant les nouvelles technologies.


• Le pôle en milieu scolaire, c’est faire accéder à la double réussite scolaire et sportive tout particulièrement des jeunes issus de milieux défavorisés. Cette fonction d’ascenseur social, comprise de ceux qui en bénéficient, est, pour eux un stimulant efficace.


• Le pôle en milieu scolaire c’est du lien social, c’est partager un projet avec un groupe bien au delà des seuls acteurs en jeu, c’est donner une identité plus forte à l’établissement et -pourquoi ne pas le reconnaître- le faire gagner en notoriété, c’est diversifier et enrichir la palette des activités, c’est apporter d’autres valeurs éducatives : c’est des fenêtres qui s’ouvrent.


 


Le pôle, c’est aussi de la vie, de l’émotion jusque dans l’excès, des joies et des peines, c’est des rencontres, des aventures humaines, c’est le travail en équipe, c’est le talent, la force insolente de la jeunesse, c’est une tempête joyeuse, c’est, même dans les moments difficiles, tout simplement du plaisir, tout simplement du bonheur, du bonheur partagé.